Un paquet d’urgence pour (tenter de) calmer la colère
Mi-janvier, le gouvernement a annoncé plusieurs mesures destinées à répondre aux manifestations d’agriculteurs. Sont prévus des moratoires et assouplissements réglementaires, une « loi d’urgence agricole » (sur l’eau, la prédation et les « moyens de production ») et des rallonges budgétaires, suspendues aux débats parlementaires.
L’annonce gouvernementale de janvier la plus marquante est de faire examiner, comme demandé par la FNSEA, un « projet de loi d’urgence agricole » d’ici l’été, sur les thématiques de l’eau, de la prédation et des « moyens de production » (sans préciser lesquels). Concernant la réforme des installations classées pour la protection de l’environnement (ICPE), plusieurs décrets mettent désormais en application (lire encadré) les principes prévus par la loi Duplomb, adoptée cet été. S’agissant du dossier de l’acétamipride et des autres néonicotinoïdes, les sénateurs Duplomb et Menonville reviennent avec une nouvelle proposition de loi. Celle‑ci vise à répondre aux arguments soulevés par le Conseil constitutionnel et à permettre aux filières françaises se trouvant dans une impasse de production — comme les noisettes ou les betteraves — de disposer d’un cadre adapté, compte tenu du retrait de ces molécules pour lesquelles il n’existe aujourd’hui aucune alternative viable.Des gels pour l’eauEn attendant le texte, le Premier ministre a fait trois annonces concernant l’eau. Sébastien Lecornu a promis « un cap clair » d’ici le Salon de l’agricu...
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