Beaucoup de monde et grosses enchères à la vente de reproducteurs de Charolles !
La vente aux enchères de reproducteurs inscrits de Charolles a été un succès. 85% des veaux ont trouvé preneurs à un prix moyen supérieur de 1.000 € à l’an dernier.
La vente aux enchères de Charolles qui s’est tenue le 24 septembre dernier a été un succès. 46 des 54 veaux présentés aux enchères ont trouvé preneurs, ce qui équivaut à 85 % auxquels il faut ajouter 18 reproducteurs vendus à l’amiable. La moyenne des prix a atteint 6.470 € en hausse de près de 1.000 € par rapport à 2024. Les deux tiers des veaux ont été valorisés 4.500 € et plus et quatre d’entre-eux ont franchi la barre des 10.000 € avec un record à 20.900 €.
Avec un total de 64 veaux vendus, la vente de Charolles réalise un très bon score dans la même veine que les autres ventes de la saison. À Magny-Cours (58), le taux de vente avait atteint 75 % avec un top price à 42.300 € et une moyenne de 9.000 €. À Moulins (03), le taux de vente était de 83 % avec une moyenne de 7.424 € et un record à 30.600 €. Troisième rendez-vous de la saison, la vente de Charolles a profité à son tour de la bonne tendance commerciale de l’année. Et elle a livré, elle aussi, ses « grands raceurs » pour lesquels des sélectionneurs de la France entière ont une nouvelle fois fait le déplacement.
Plus de 700 personnes venues de toute la France
Car la vente de Charolles a de nouveau drainé un impressionnant public : 700 à 800 personnes, estiment les organisateurs. Plus de 250 repas ont été servis à midi ainsi qu’une centaine de sandwichs… Dès le matin, les animaux à l’attache ont été pris d’assaut par les potentiels acheteurs en repérage et en début d’après-midi, le défilé des veaux en extérieur a été suivi par une foule de visiteurs. Durant les trois heures qu’ont duré les enchères, la salle des ventes est restée noire de monde. Et l’ambiance a perduré jusqu’au dernier veau avec des enchères qui ont flambé à plusieurs reprises et même tard dans l’après-midi.
Cette année, outre l’édition du catalogue de la vente, la Chambre d’agriculture avait envoyé 1.600 SMS pour promouvoir l’évènement. Des éleveurs non inscrits ont répondu à l’appel et ont même misé sur des veaux, se félicitent les organisateurs.
La DNC sème le trouble…
Le succès de cette vente était un vrai soulagement pour l’association des éleveurs charolais d’entre Saône-et-Loire et son nouveau président Jean-Philippe Bernard. Il faut dire que l’organisation de cette première vente n’a pas été simple pour la nouvelle équipe. Deux jours avant, il s’en était manqué de peu pour que la manifestation soit annulée à cause du contexte sanitaire. La Dermatose Nodulaire Contagieuse (DNC) venait en effet d’arriver aux portes de la Saône-et-Loire (dans le Rhône, NDLR). Une réunion avait été convoquée en urgence le lundi soir et grâce à la mobilisation des présidents de la Chambre d’agriculture, Luc Jeannin, et de l’OS Charolais France, Hugues Pichard, la vente de Charolles a pu être sauvée, rendait hommage Jean-Philippe Bernard.
Le président du Herd-Book Charolais, Sébastien Cluzel a d’ailleurs tenu à clarifier les choses en ouverture de la vente. À quinze jours du concours national charolais au Sommet de l’Élevage, la confusion régnait sur la tenue des évènements. Certaines races ayant fait le choix d’annuler leurs concours alors que d’autres – comme la charolaise – maintenaient leurs manifestations. Pour le président du HBC, l’annulation de certains évènements était un peu prématurée pour l’heure dans la mesure où la réglementation ne les interdisait pas.
15.800 € pour un veau natif de Baugy !
Éleveur à Baugy, Hervé Perraud a réalisé la deuxième meilleure vente de ces enchères avec Alavotre, un fils de Taylor (élevage Verger) et de Javanaise, une fille d’Etna (Gaec Dessauny). 28e veau présenté sur le ring, il a été le premier de l’après-midi à enflammer les enchères pour finir par être adjugé 15.800 €. Ce sont les frères Marié, sélectionneurs réputés dans le Cher, qui ont remporté la mise. « Cela fait 40 ans que nous achetons nos reproducteurs en Saône-et-Loire. La finesse de peau, le grain de viande ; c’est ici qu’on le trouve. Ce veau est un animal qui va développer. Il a une bonne ossature ; il va faire un bel adulte », confiaient les acquéreurs. À la fois surpris et ravi par cette enchère à laquelle il est encore peu habitué, Hervé Perraud confiait que ce n’était que sa seconde participation à une telle vente. Il avait présenté son tout premier veau en 2023 et ne s’attendait pas à établir un record aussi vite, même s’il avait bien senti, dès le matin, que son veau plaisait par ses qualités de race et son côté « grossissant ».
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