Une moyenne de 40 % d'économies
Réduire les coûts de production tout en améliorant les performances environnementales. Derrière les débats techniques autour de la vigne semi-large (VSL), c'est bien la question économique qui s'impose aujourd'hui dans les discussions de la filière.
Lors de la réunion organisée par la CAVB en février (lire notre série d'articles), Mathieu Oudot, du Comité Bourgogne (ex-BIVB), a présenté les enseignements des travaux menés en Champagne et les références technico-économiques collectées en Bourgogne. Des chiffres qui interrogent directement la compétitivité des exploitations.« On enfonce un peu des portes ouvertes, mais les écarts sont là ». En ouvrant son intervention, Mathieu Oudot n'a pas cherché à masquer l'enjeu central du sujet. Derrière les considérations agronomiques ou environnementales, donc d'adaptation aux changements climatiques, la vigne semi-large (VSL) pose aussi la question du coût de production à l'hectare.Pour alimenter la réflexion, l'intervenant s'est appuyé sur deux sources complémentaires : les travaux conduits depuis plusieurs années par le Comité Champagne sur la vigne semi-large et les références économiques produites par le pôle intelligence économique du Comité Bourgogne en collaboration avec les chambres d'Agriculture, les organisations professionnelles et les cabinets comptables.Les résultats champenois reposent sur dix-sept couples de parcelles comparant des vignes...
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