Accès au contenu
Bâtiment d’élevage

Les eaux de pluie de la toiture de la stabulation abreuvent 80 vaches en hiver

Non contente de produire de l’électricité solaire, la toiture de la stabulation de Julien et Stéphane Billoux abreuve aussi en eaux de pluie les 80 vaches hébergées pendant l’hiver. 

Par Marc Labille
récupération des eaux de pluies de toiture pour abreuvement des bovins
Les eaux de pluie issues de la toiture de la stabulation ainsi que les eaux de drainage sont captées dans une réserve aérienne de 600 mètres cubes.

Pour l’alimentation en eau de leur bâtiment d’élevage à Colombier-en-Brionnais, Julien et Stéphane Billoux se sont équipés d’un système de récupération des eaux de pluie. Ils ont aménagé une réserve d’eau aérienne de 600 mètres cubes pour recevoir et stocker les eaux issues de la toiture de la stabulation ainsi que les eaux de drainage. Cette réserve permet au bâtiment de 80 vaches allaitantes d’être autonome en eau durant l'hiver. L’eau est pompée dans la réserve pour arriver dans le local technique du bâtiment.

Filtration des particules

Là, elle subit d’abord une filtration des particules en dépôt. Suivant des cycles de nettoyage automatisés, les eaux sont poussées sous pression à travers des microbilles de verre. Cette filtration élimine les particules jusqu’à 30 micromètres de diamètre, explique Arnaud Baudier, technico-commercial chez CTH Agri. Un second filtrage dans un petit filtre cyclonique affine le travail jusqu’à 25 micromètres. Ce petit filtre transparent permet aussi de vérifier visuellement l’état de l’eau, complète l’installateur.

Potabilisation de l’eau

L’eau est ensuite traitée à l’aide d’une pompe qui injecte un produit désinfectant. Il s’agit de dioxyde de chlore, produit permettant de potabiliser l’eau. Le traitement, « par désinfection flash », est automatisé et « il s’adapte à la demande en eau par les animaux. La dose de produit est adaptée au niveau de salissure de l’eau brute. Le coût annuel du traitement revient à environ 50 centimes par mètre cube traité », fait valoir Arnaud Baudier. Une somme dérisoire en comparaison du prix du mètre cube de l’eau du réseau.

Le système est entièrement automatisé. Il faut simplement remplacer le bidon de désinfectant quand il est vide et surveiller l’état de l’eau au niveau du filtre. Arnaud Baudier recommande aux éleveurs de faire analyser l’eau tous les 2 – 3 ans. L’installation des frères Billoux a bénéficié d’une aide à hauteur de 80 % du montant par le Département de Saône-et-Loire. Basée à Romans-sur-Isère, la société CTH Agri a installé une vingtaine d’équipements de filtration et de potabilisation des eaux dans des exploitations de Saône-et-Loire depuis 3 ans.

 

 

Galerie d'images